Catégorie : Analyse d'affaires

DMR et le logiciel libre au service de la géomatique

Les centres d’expertises et de solutions Logiciels libres et Géomatique de DMR allient leurs forces pour déployer des applications Web de cartographie sous la plateforme MapServer.

GéoConnexia_MapServer

MapServer

Développé dans les années 1990 à l’Université du Minnesota, MapServer est une plateforme libre qui permet de publier des données géospatiales et de créer des cartes interactives sur le Web.

Google Maps et MapQuest sont de très bons exemples d’applications géomatiques.

MapServer peut être intégré au serveur Web Apache (libre de droit) sous les principaux systèmes d’exploitation (Windows, Linux, Mac OS X).

C’est lorsqu’elle est jumelée à une série d’applications, elles aussi libres de droit, que la plateforme MapServer livre son plein potentiel. Voici un exemple d’intégration de différents niveaux applicatifs dans le cadre d’un développement géomatique :

TileCache

Sous la forme de scripts Python, TileCache permet la création de la mémoire cache de l’application cartographique. Cette mémoire cache prend la forme de milliers d’images appelées « tuiles » (souvent au format .PNG). Ces images sont découpées à même les données générées à partir de MapServer. Cette technique permet d’afficher les éléments visuels sans avoir à les générer à la demande. La vitesse de chargement des cartes est ainsi décuplée.

OpenLayers

Programmé en JavaScript, OpenLayers est en charge de l’affichage HTML des cartes et des éléments de navigation dans les différents fureteurs Internet (Firefox, Explorer, Safari, etc.). C’est par cette interface que l’utilisateur peut « zoomer » sur la carte ou déplacer la vue à sa guise.

Intégration à TYPO3

La géomatique à définitivement sa place dans le monde du logiciel libre et l’intégration de nouvelles composantes à MapServer ne fait qu’ajouter à la complexité et à la beauté des résultats.

Chez DMR, l’intégration d’applications géomatiques à TYPO3 (système de gestion de contenu) est d’autant plus intéressante, car elle permet aux utilisateurs de contrôler les données et l’affichage des cartes grâce à de simples interfaces.

Semaine de la technologie chez DMR

Du 31 novembre au 4 décembre la pratique professionnelle technologie a organisé dans les locaux de DMR une Semaine de la Technologie avec plus de 14 conférences. Un succès énorme qui a permis de remplir les diverses salles réservées pour cette occasion à plus de 170% des attentes. Merci à tous les participants. Et ce n’était “pas que pour les technos!”

Affiche de la Semaine de la Technologie

Divers sujets ont été traité afin de permettre pour certains de découvrir des nouvelles technologies, des bonnes pratiques, des tendances ou des lignes de produits. Voici le programme qui a été présenté : (Lire la suite…)

Web 3.0 : l’internet intelligent; des ordinateurs et des mots

L’internet est devenu plus intelligent cette semaine avec la diffusion d’une “carte sémantique” qui apprend aux ordinateurs le sens des mots et dispose d’un lexique dix fois plus étendu que celui d’un étudiant américain moyen.

La société Cognition Technologies a commencé il y a quelques jours à proposer des licences aux créateurs de logiciels désireux d’élaborer des programmes qui “comprennent” les mots selon le contexte de la phrase, tout comme le fait le cerveau humain.

“Nous avons virtuellement appris à l’ordinateur tous les mots et les phrases de la langue anglaise,” explique à l’AFP le patron de Cognition, Scott Jarus, assurant qu’il s’agit là de la plus grande carte sémantique du monde.

“Tous ces savoirs cumulés sont clairement destinés au Web 3.0, que l’on appelle aussi le Web sémantique. Cela a pris 30 ans. C’est un travail de passionnés”, ajoute-t-il.

Cette future troisième génération d’internet, le Web 3.0, est un ensemble de technologies qui vise à rendre la toile accessible et utilisable par tous les programmes et les logiciels, indépendamment des systèmes d’exploitation et des supports.

Transformé en gigantesque base de données, le Web sémantique utilisera des applications d’intelligence artificielle intuitive fonctionnant à toute vitesse grâce à l’internet haut débit.

La technologie sémantique permettra d’orienter l’internaute très exactement vers l’objet de sa recherche, au lieu de se contenter de faire correspondre des mots-clés.

Ainsi, une recherche menée avec cette technologie sémantique sur internet pour “chants mélancoliques-oiseaux” saura lier la tristesse dans des chansons avec de nombreuses espèces d’oiseaux.

La carte de la société Cognition est déjà utilisée dans le logiciel de LexisNexis Concordance “e-discovery” pour passer au crible et trier les tonnes de documents amassés pendant un procès.

“Nous les aidons à touver une aiguille dans une botte de foin”, relève M. Jarus. “Autrefois, il fallait utiliser des boîtes et des boîtes de papier, maintenant 80% de ce matériel est numérique”, ajoute-t-il.

Un programme informatique de jurisprudence –base du droit anglo-saxon– utilise cette technologie pour exploiter plus d’un demi-siècle de décisions de justice et trouver des précédents, selon Cognition.

La carte sémantique est aussi utilisée dans des banques de données médicales.

Cognition assure aussi avoir joué un rôle dans l’essor de l’encyclopédie participative en ligne Wikipedia.

Un des objectifs du Web 3.0 est de créer des “agents” d’intelligence artificielle qui trieront pour un utilisateur donné les montagnes d’informations circulant sur internet et répondront exactement à ses besoins.

Ce sera “une application constamment à l’affût des choses qui pourraient vous intéresser, avec une connaissance conceptuelle parfaite de ce que vous cherchez,” s’enthousiasme M. Jarus, dont la société a plusieurs rivales ayant chacune leur approche de la technologie sémantique.

En juillet, le géant Microsoft a ainsi acheté Powerset, un moteur de recherche sémantique permettant l’interprétation des intentions des internautes lors de leurs recherches sur internet.

Les moteurs de recherche standard se contentent d’additionner les mots utilisés dans la requête de l’internaute.

“Les moteurs de recherche sont incapables aujourd’hui de comprendre que les mots +arbuste+ et +arbre+ renvoient à un même concept”, avait expliqué Satya Nadella, vice-président senior de Microsoft, en annonçant l’acquisition de cette jeune société basée à San Francisco (Californie, ouest).

Nouvelle réalité en TI : le logiciel libre soutenu par tous, ou presque :(

Le logiciel libre est aujourd’hui une réalité incontournable dans le monde des technologies de l’information (TI).

Si l’absence de services intégrés et de solutions opérationnelles a longtemps freiné le développement des logiciels libres, il reste qu’aujourd’hui, leur maturité est telle que les grandes firmes de services de conseil les intègrent de plus en plus à leurs solutions. Au grand bonheur des entreprises qui doivent réduire leurs investissements en TI.

Parallèlement, les fournisseurs majeurs, tels que IBM, Novell, Sun, Oracle et Zend, fondent une grande partie de leur stratégie de développement de produits sur Linux et les logiciels libres, et ils n’hésitent pas à alimenter la communauté du libre avec leurs propres développements. Un avenir prometteur pour le libre…

Le tout est de savoir si au Québec le marché est propice à une réalité économique que les décideurs responsables devraient regarder avec le plus grand intérêt! Mais sont-ils responsables????